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LES CHATEAUX DE LA LOIRE

10 au 16 juillet 2005


SAMEDI 09/07/2005 (le soir, veille du départ)


J'ai consulté Internet pour connaître les prévisions météo sur la semaine à venir : il va faire beau !
19° à 31°c quasiment tous les jours avec un ciel bleu.

Demain, nous n'allons que jusqu'à Blois. Ce n'est pas si loin… pas besoin de s'affoler pour partir.


DIMANCHE 10/07/2005


Le réveil sonne tranquillement à 8:30 et nous quittons la maison 2 heures plus tard.
Petite inquiétude en pénétrant sur l'autoroute : les voitures semblent bien entassées ! Mais en fait, ça roule et nous sortons de la proche banlieue de Paris sans encombre.
Direction Orléans et ensuite nous quitterons l'autoroute. Nous arrivons à Orléans vers midi et l'idée d'un bon petit repas commence déjà à nous trotter dans le tête…
Entre temps, nous prenons de petites routes en direction de Cléry-Saint-André.

Cette petite ville est célèbre par son église et le tombeau qu'elle abrite.
A l'origine (1280), cette église n'était qu'une petite chapelle qui fut détruite par les anglais (Salisbury) en 1428. Par les volontés successives de Charles VII mais surtout de Louis XI, elle fut reconstruite et devint la basilique Notre Dame de Cléry. L'édifice fut terminé par Charles VIII au 15ème siècle.

En traversant Cléry, nous sommes arrêtés à un feu rouge. Devant nous, une femme " volumineuse " emprunte le passage pour piétons. Nous pensons qu'elle doit bien aimer manger…
Or, lorsqu'elle atteint l'autre côté de la rue, nous la voyons se diriger directement chez… le charcutier !
Tout s'explique ! ! !

Nous poursuivons ensuite vers Meung-sur-Loire. L'arrivée se fait par un grand pont qui enjambe la Loire et nous découvrons ensuite cette petite ville pittoresque et son château des 12ème et 13ème siècles où fut incarcéré (pour vol) le poète François Villon en 1461. Il n'y passa qu'un été car il fut libéré rapidement sur ordre de Louis XI.

A noter également, les petites rues qui longent " les mauves " (ruisseau au bras multiples). Rappelons enfin qu'aux alentours de 1280, Jean de Meung ajouta 18000 vers aux 4000 que comptait déjà le " Roman de la Rose ".

Il est maintenant 13 heures et à l'aide d'un guide des restaurants, nous décidons de nous attabler à l'Auberge Saint-Jacques qui fut aussi la table favorite d'Alexandre Dumas et de d'Artagnan. La salle offre un cadre rustique (beau parquet et nappes en vrai tissu !) et de nombreux diplômes sont accrochés aux murs. Les textes de ces parchemins valent à eux seuls le détours et sont du meilleur augure.
En voici quelques extraits :

" xx… a été reconnu digne de la Confrérie de la Chaire des rôtisseurs au titre de Maître rôtisseur ".

ou encore :

" …les compagnons de Rabelais sont heureux d'admettre dans leur Confrérie avec grandissimes louanges, Messire et Dame xx, grands Maîtres harnois de la gueule " ! ! !

et une dernière, pour la route :

" …médaillé du concours gastronomique de la 36ème foire aux haricots d'Arpajon " ! ! !

Bon, passons aux choses sérieuses, c'est à dire à table :

· Pressé de foie gras de canard et compote de figues,
· Fricassée d'escargots au chou vert et pleurotes,
· Filet de canard rôti au miel
(nous renonçons au fromage !)
· tarte Tatin maison,
· vin du pays

Hum… en ressortant de là, il faut faire une petite marche !
Nous retournons vers le pont et le château pour faire des photos. En cours de randonnée, nous découvrons le belle roue à eau du moulin de Grangeais (plus utilisée).

Nous reprenons la voiture pour rejoindre notre hôtel aux environs de Blois avec une nouvelle petite halte pour quelques photos mais nous reviendrons à Blois un autre jour.

L'hôtel est en pleine campagne, très calme. C'est exactement ce que nous voulions. Ce sera notre première " base " pour explorer la région ces trois prochains jours. Ensuite, nous irons un peu plus loin, vers Amboise.

17:30 : l'hôtesse d'accueil nous demande si nous dînerons ce soir au restaurant de l'hôtel !
Vu le repas du déjeuner, cette question est encore un peu prématurée !

19:00 : nous pensons qu'il va quand même falloir se décider pour aller dîner !
En définitive, nous reprenons la voiture jusqu'à Amboise dans l'espoir de trouver une simple salade composée dans une brasserie. En voici justement une… qui fait aussi " bar à tapas ".
Nous commandons deux salades " paysannes ". Je me ravise en pensant qu'une salade, c'est tout de même un peu léger… " rajoutez deux tapas ! "…
Je n'aurais pas du ! J'avais oublié que la province sert des plats beaucoup mieux garnis qu'à Paris pour un prix moindre : il y avait à manger pour 6 ! ! !

Retour à l'hôtel… pour digérer ! ! !


LUNDI 11/07/2005


Aujourd'hui aussi : réveil en douceur à 8:30 ; il n'y a rien qui presse… on est en vacances !
Il fait un grand ciel bleu et nous partons vers 10 heures en direction de Chambord.

Nous traversons Chaumont-sur-Loire puis Condé-sur-Loire. Il y a de belles photos à faire à Condé… nous y reviendrons.
Un petit stop en arrivant à Blois pour une photo éloignée de la ville et nous repartons vers Chambord que nous atteignons quelques temps plus tard.
Nous y pénétrons en franchissant un large portail qui donne accès à une belle route de forêt, toute droite. A bout de celle-ci, le château apparaît progressivement au milieu des arbres.
Comme hier, nous constatons que les touristes ne sont pas trop nombreux… tant mieux !

Première vision du château : une grande pelouse sur le devant ; de l'eau ; de nombreuses tourelles et cheminées. Chambord est le plus important château de la Loire (440 pièces, 365 cheminées, 13 escaliers principaux et 70 secondaires). Quelque part, il annonce déjà Versailles.

Commencé en 1519, il ne sera pas terminé à la mort de François 1er en 1545. Chambord restera d'ailleurs un château " inachevé ".

Les joyaux du château sont le grand escalier à double révolution (supposé avoir été conçu par Léonard de Vinci) et la terrasse permettant de faire le tour de l'édifice et d'admirer ainsi tous les alentours.
Le parc est immense (5500 hectares) et possède le mur d'enceinte le plus long de France (32 km).

Après la visite guidée, nous prenons un rafraîchissement dans l'un des petits bars installés dans le parc.
Et ensuite, nous traversons une partie du parc à pied pour aller faire un tour du côté du village de Chambord. En fait, il était plus beau de loin que de près… il n'y a rien de particulier à voir.

Nous reprenons la voiture et après un petit détours par la forêt et le village de Bracieux (à quelques km de Cheverny), nous rejoignons Blois.

Nous faisons une promenade en ville et montons ainsi jusqu'au château pour prendre des renseignements. Nous le visiterons demain ou après demain : il y a quatre visites guidées par jour.
Ensuite, nous grimpons encore par la vieille ville pour atteindre la cathédrale Saint-Louis et l'hôtel de ville qui surplombent la ville. Depuis le jardin de l'évêché attenant à l'hôtel de ville, nous avons une belle vue panoramique sur Blois et le pont qui enjambe la Loire.

Il est déjà 18:00 et nous (re)commençons à regarder le guide des restaurants !
Nous en repérons deux mais en définitive, le premier ne convient pas et le second est fermé… pas de chance !
Ça ne fait rien ; nous décidons de retourner à Condé-sur-Loire qui n'est pas très loin de notre hôtel. Nous y ferons les photos envisagées ce matin et nous irons voir un troisième restaurant.

Lorsque nous arrivons à Condé, le soleil n'est plus dans le bon sens mais bon… je peux faire quelques photos tout de même.

Puis nous allons voir le restaurant… c'est le bon : Hostellerie de la Caillère.
La carte est plutôt alléchante et nous choisissons finalement :

· Galine (poule) de Touraine au jus de laurier et son accompagnement de choux et lardons,
· Pièce de veau au café pur arabica et son gratin dauphinois,
· Fine tarte aux pommes, miel, thym et sa glace aux épices (cannelle),
· Crémant de la Loire (issu de raisins de culture biologique)

Très bon dîner ! ! !

Sur l'entête de l'addition, nous remarquons avec amusement que le propriétaire a précisé : " Cuisinier de métier " ! ! !
Effectivement, ça vaut mieux que s'il était plombier ou cordonnier !
Mais bon… il n'y a rien à dire, il vient de faire ses preuves ! ! !

Retour à l'hôtel pour écrire le carnet de voyage.


MARDI 12/07/2005


Ce matin, le beau temps annoncé par Internet n'est au rendez-vous. Le ciel est couvert d'un gris uniforme… ou d'un uniforme gris… c'est comme vous voulez.
Aujourd'hui, nous allons visiter Cheverny.
Sur la route, il y a de magnifiques champs de blé dont certaines parcelles sont déjà coupées, dessinant ainsi des formes géométriques monumentales, blondes dorées. Je m'arrête pour la photo.

Nous avons emprunté de petites routes de campagne. Elles sont très jolies mais c'est plutôt infernal pour se diriger. Nous arrivons à des carrefours sans indication… il faut être quasiment devin pour savoir dans quelle direction aller. C'est vraiment agaçant de constater qu'à 10 km d'un site aussi connu que Cheverny, rien n'est indiqué !

Nous y arrivons finalement vers 10:30.
Plusieurs formules de visites sont proposées : nous choisissons " château + jardins + les secrets de Moulinsart ". Ce sera la séquence " flash back " sur nos sept ans et les aventures de Tintin.

En effet, Hergé fut inspiré par Cheverny pour dessiner le château de Moulinsart. En fait, il a conservé la partie centrale du bâtiment.

Nous commençons par aller voir le chenil, occupé par une meute de 70 chiens issus d'un croisement entre le Fox-bound anglais et le Poitevin. Ils sont assez hauts sur pattes, avec une robe beige clair tachetée de roux.
Les visiteurs viennent les caresser et tous se précipitent pour recevoir ces marques de sympathie. Très affectueux ces chiens ! ! !

Ensuite, nous allons directement voir " les secrets de Moulinsart " qui sont en fait une petite exposition à la gloire de Tintin et de ses amis Haddock, Tournesol et Castafiore.
Cette expo est réalisée avec beaucoup d'humour et très plaisante à visiter. On y retrouve même le laboratoire du professeur Tournesol avec le fameux " requin sous-marin " du " Trésor de Rackam-le-Rouge " !
Il y a aussi la Castafiore qui chante " Je ris de me voir si belle en ce miroir " sous les aboiements affolés de Milou ! C'est vraiment drôle !

Nous passons ensuite au vrai but de notre visite : le château.
Il a été construit de 1604 à 1634 par le comte Hurault de Cheverny, dans un style classique, constitué de pierre blanche et recouvert de toits d'ardoise.
Contrairement à Chambord, ce château est meublé, ce qui permet d'admirer les appartements privés de l'aile Ouest, la salle d'armes, la chambre du roi, le grand salon…
En ressortant de cette visite assez rapide, nous allons jusqu'à l'orangerie qui est transformée en magasin de souvenirs (reproductions de tapisseries, vaisselle de porcelaine, etc.).

Puis nous faisons une halte à la terrasse ombragée d'un petit restaurant de Cheverny. L'endroit est plutôt agréable mais la salade composée n'a rien d'extraordinaire !
En revanche, nous remarquons que l'une des serveuses arbore une très longue natte jusqu'à mi-cuisse, laissant supposer une très belle chevelure.

Suite à cette constatation annexe, nous payons et décidons d'aller visiter le château de Blois sans tarder.

En arrivant dans la ville de Blois, je réalise subitement que je suis en train de passer devant la caserne où j'ai fait mes " trois jours " il y a 32 ans de ça ! ! !
Souvenirs : des plâtrées de purée collante servies à la louche… autant dans l'assiette qu'à côté ; les douches à 6 heures du matin, stoppées net dans leur action alors que les futures recrues sont encore pleines de savon…
Hum… très drôle, très drôle… vu de loin.
Enfin bref… Passons…

La ville semble être perpétuellement encombrée et nous choisissons de laisser la voiture au parking.

A l'entrée du château, une hôtesse nous colle une gommette jaune sur le chemise. Ainsi " estampillés ", nous sommes près pour la visite guidée de 14:30.
Nous découvrons que ce château est en fait issu de nombreuses époques différentes qui s'étalent du 13ème au 17ème siècle.
L'un des faits marquant de la vie du château fut l'assassinat du duc de Guise en 1588 par les partisans d'Henri III. Sur le plan de l'architecture, il faut noter le magnifique escalier François Ier.

Après cette seconde visite de la journée, nous rentrons tranquillement à l'hôtel.


MERCREDI 13/07/2005


Aujourd'hui, nous changerons de quartier général : ce soir, notre hôtel sera à Amboise.
Mais entre temps, nous aurons visité Azay Le Rideau, qui se trouve au delà de Tours.
La journée y étant consacrée, nous prenons aussi le temps pour nous y rendre, en empruntant de jolies petites routes… toujours aussi mal indiquées ! !
Enfin, ce n'est pas grave… on se promène !
En traversant Rilly-sur-Loire, nous voyons une grande banderole annonçant la " Foire aux tomates farcies du 24 juillet ". Pour ce village, c'est certainement une festivité très importante qui représente quelque chose de sérieux par rapport à l'activité de la région ou tout simplement, pour créer une animation. Mais pour nous, cela a un petit côté surréaliste !
Nous nous demandons si une bataille de tomates est organisée à la fin de la manifestation entre équipes rivales ?

En poursuivant notre route, nous traversons des vignobles et des champs de blé avec de belles meules dorées. Encore une fois, pour les gens du coin, cela n'a rien d'extraordinaire… c'est leur quotidien. Mais pour les parisiens que nous sommes, cela vaut un arrêt photo.

Toujours plus loin, nous arrivons à Pont-de-Ruan, qui enjambe l'Indre. Le décor est magnifique et nous nous arrêtons de nouveau pour les photos.
Nous en profitons pour entrer à l'office du tourisme où la jeune femme, très aimable, nous ouvre même une petite porte à l'arrière de son local, permettant ainsi d'avoir une belle vue sur une grande roue à eau.
Visiblement en connaisseuse, elle nous indique également quelques bonnes auberges et ses conseils se révèleront judicieux.

De nouveau sur la route vers Azay Le Rideau, nous effectuons encore un arrêt " photo de la campagne " et atteignons finalement notre destination pour le déjeuner.
Nous expérimentons le restaurant " La Ridelloise " indiquée par l'hôtesse de Pont-de-Ruan et c'est une bonne adresse : terrine de brochet, cuisse de cannette au Chinon, profiteroles… pas mal !
Après cette " recharge des batteries ", nous attaquons le visite du château d'Azay.

A l'origine, Azay Le Rideau était une place fortifiée qui fut détruite par Charles VII en 1418.
C'est un financier (Gilles Berthelot) qui fit élever le bâtiment actuel de 1518 à 1527. Le château passa ensuite de mains en mains jusqu'à ce qu'il soit racheté par l'Etat en 1905.
Petite anecdote : en 1870, alors que le prince Frédéric-Charles de Prusse logeait au château, le lustre tomba sur la table où le prince était en train de festoyer !
Celui-ci crut à un attentat et le château échappa de justesse à une nouvelle destruction due à la rage princière !

Après une petite promenade dans les jardins, nous repartons vers Amboise.
Avant le dîner, nous faisons un petit tour au pied du château d'Amboise et sur l'île d'or, sur la Loire. Revenus dans le vieil Amboise, nous gravissons une petite rue en pente pour atteindre le Clos Lucé où mourut Léonard de Vinci.

Retour à l'hôtel pour dîner.
Ce soir, c'est le 13 juillet. L'hôtel étant situé sur une hauteur un peu à l'écart de la ville, nous bénéficions de la vue sur 5 feux d'artifice simultanément… sans avoir à se déplacer !



JEUDI 14/07/2005


La journée sera consacrée à Chenonceau, qui n'est qu'à 11,5 km d'Amboise. Donc, très peu de route à faire.
L'arrivée au Château emprunte une belle allée de platanes. A un certain moment, on passe entre deux sphinx et les jardins, ainsi que le château, sont alors pleinement dévoilés au regard.
En face de nous : le château et son donjon (on ne voit pas encore la galerie sur les arches qui se trouve à l'arrière du bâtiment) ; à gauche : le jardin de Diane de Poitiers ; à droite : le jardin de Catherine de Médicis.

Le château de Chenonceau a été construit de 1513 à 1521 par un certain Thomas Bohier, receveur des finances sous Charles VIII, Louis XII et François Ier. Mais par la suite et pendant près de 400 ans, ce sera un " château de femmes ". Les plus célèbres seront Diane de Poitiers, Catherine de Médicis (qui fit construire la fameuse galerie au dessus du Cher) et sa belle fille Louise de Lorraine.

Le bâtiment est composé de deux parties :
Le corps rectangulaire comprenant les pièces principales (chambres, vestibules, librairie, cuisines…) et la galerie à deux étages qui enjambe le Cher. A noter que ce château est richement meublé.

Ici, pas de visite guidée, simplement des audio-guides.
Lancer l'audio-guide, arrêter l'audio-guide, prendre des photos, changer d'objectif, mettre les lunettes, retirer les lunettes, noter les photos prises… c'est un peu galère ! ! !
En plus, il fait une chaleur à crever… j'ai hâte de me défaire de tout cet attirail !

Dans le galerie, il y a une exposition temporaire de peinture. Ce sont des toiles modernes de grande dimension représentant des visages de femmes.
L'artiste est Manolo Valdes, un espagnol né à Valence en 1942.
Je trouve que les toiles exposées sont particulières ; il y a une référence permanente au toucher : peinture, collages, déchirures, pliages et ondulations concourent à l'ensemble de l'œuvre.
J'ai beaucoup aimé les couleurs et l'originalité de ces tableaux.

En ressortant, nous allons faire une promenade sur les berges du Cher, ce qui permet d'avoir de belles perspectives sur le château et ses arches.
Avant le déjeuner, nous partons à la découverte du jardin à la française de Diane de Poitiers.
Les jardins, dont les décorations sont renouvelées au printemps et en été, exigent 130000 plants de fleurs cultivées sur le domaine.

Un peu plus loin, en s'enfonçant dans le parc, nous arrivons au labyrinthe, planté de 2000 ifs. Nous jouons 5 minutes à faire semblant de nous perdre !

Bon… il est l'heure de déjeuner !
Le self étant envahi par les japonais, nous obliquons (mais il ne faut pas trop nous forcer !) vers le restaurant de l'orangerie. Une belle terrasse ombragée par des parasols blancs nous accueille… ainsi qu'une carte toujours aussi alléchante !
· Marbré de foie gras
· Filet de cabillaud au beurre blanc et aux algues,
· Filet de sandre aux deux poivrons…
Il fait toujours aussi chaud : un peu de vin et beaucoup d'eau ! ! !

Après le déjeuner, nous allons regarder les beaux bâtiments de la ferme du 16ème siècle et les plantations du potager.

De retour au parking, nous ne savons plus où se trouve la voiture !
Lorsque nous la retrouvons enfin après avoir parcouru toutes les allées, nous constatons que la température est de 42°c sous le capot ! Nous mettons la climatisation à fond !

Maintenant, direction la " Pagode de Chanteloup ", à quelques kilomètres de là.
Cette pagode a été construite en 1775 par le duc de Choiseul (ministre de Louis XV) sur les hauteurs d'Amboise. A l'origine, cette construction s'intégrait dans un ensemble beaucoup plus important car il y avait également un château qui fut détruit entre temps.
A l'heure actuelle, la pagode est l'un des rares exemplaires de " folies " à la mode à la fin du 18ème siècle. Véritable " chinoiserie ", elle est entourée d'une pièce d'eau en demie lune et d'un parc de 14 hectares.
Elle comporte 7 niveaux et s'élève à 44 mètres du sol. Tout en haut, on a un très beau panorama sur toute la région, la forêt royale d'Amboise et le château du même nom en arrière-plan.

Petite anecdote : le jeune femme délivrant les billets à l'entrée du site est asiatique (sans doute pour faire plus véridique !). Elle nous demande notre département d'origine pour les statistiques de fréquentation… alors, j'en fais autant ! Quel est son pays d'origine ?
" Laos ", dit-elle en riant, surprise par ma question… ( je lui dit que c'est pour mes statistiques…). " C'est un très beau pays, vous devriez y aller ! "
…On verra, peut-être de futures galeries de photos pour le site !

23:00 : ce soir, c'est le 14 juillet ! Nous bénéficions à nouveau d'un magnifique feu d'artifice au dessus d'Amboise, comme hier soir !



VENDREDI 15/07/2005


Aujourd'hui, la journée est réservée au château de Villandry.
Nous prenons la route en longeant la rive droite de la Loire, ce qui permet de traverser un village au nom évocateur : Vouvray.

Arrivés à Tours, comme les jours précédents, les directions sont très mal indiquées et cela nous entraîne dans des " tours " et détours avant de s'en sortir.
Nous voici finalement à Villandry vers 11:00.

Ici, les voitures se garent en " épi " le long de la route et il n'y a déjà presque plus de place. Devant nous, un véhicule " lyonnais " se traîne à 10 à l'heure… le monsieur " réfléchit " et visiblement, ça va prendre du temps !
Je finis par le dépasser, ce qui me permet de repérer avant lui la dernière place disponible… tant pis pour les lambins !

Le château de Villandry est l'un des derniers construits sur les bords de la Loire à l'époque de la Renaissance (1536). Cette construction tardive se retrouve par exemple dans les pavillons rectangulaires qui ont remplacé les tours rondes des châteaux plus anciens.
Mais la particularité essentielle de Villandry, ce sont ses jardins magnifiques, parmi les plus beaux de France. C'est la tradition française influencée par la renaissance italienne.

Nous montons sur les terrasses, à l'arrière du château, pour avoir la meilleure vue sur cet ensemble qui comporte trois parties principales : la pièce d'eau (le " miroir de Louis XV "), le jardin d'ornement (représentant la musique ainsi que des allégories de l'amour) et le potager (choux, céleri, etc.).
Un peu plus loin, à la limite du château et du village, se trouve un " jardin des simples " composé de plantes médicinales (entre autres, de multiples variétés de menthe).
Comme à Chenonceau, il y a également un labyrinthe… dans lequel personne ne se perd !

Il fait toujours une chaleur caniculaire.
Comme le domaine ne propose pas la moindre buvette pour faire une pause, nous allons directement visiter le château dans l'espoir de trouver un peu de fraîcheur.

Il faut monter quelques marches pour atteindre une cour dotée d'un beau pavage. Le château n'est pas très grand mais agréable à visiter. Deux étages de pièces joliment meublées (salon, salle à manger, cuisine, chambres d'adultes et d'enfants avec des jouets.
Au détours d'un couloir, je tombe justement sur un " théâtre de Guignol " pour enfant. Ça me fait penser au Guignol du Jardin du Luxemboug.

La matinée a passé très rapidement… il est déjà 14:00 !
De nouveau, il va falloir songer à se restaurer !

Comme si les dieux de la gourmandise avaient lu dans nos pensées, nous trouvons une petite publicité glissée sous l'essuie-glace de la voiture : " Etape gourmande à Villandry : le domaine de la Giraudière ".
C'est à peine à 1 km ; nous y allons.
Effectivement, la carte présente des plats dont les libellés sont incroyables, tels que :
· Banons grillés au romarin avec sa confiture de tomates aux reinettes
· Fromage de chèvre mariné aux herbes sur canapé de pain noir en duo de confiture tomate poire
· Croque en bouche de rillettes de lapereau cuit aux vert des îles de Ceylan collées au fromage de chèvre frais, gelée de jus de truffe et son éventail de poires au Saint Nicolas de Bourgueil

Malheureusement, le restaurant est complet !

Nous repartons donc vers une autre adresse également bien nommée : " Les caves du gosier sec " !
Dans un cadre troglodyte (donc rafraîchissant), nous apprécierons une bonne cuisine du terroir servie avec du pain fait maison.
· La terrine maison et sa compote d'oignon,
· La mousse de Sainte-Maure frais à la ciboulette,
· Le filet mignon de porc au miel et thym,
· La tarte Tatin.

Après ce bon repas, nous n'avons plus trop de courage pour visiter de nouveau. Nous décidons de rentrer tranquillement sur Amboise en flânant sur les petites routes.
Cela nous permettra tout de même de nous arrêter à Ussé pour admirer (de l'extérieur) le château de la Belle au bois dormant et, un peu plus tard, d'apercevoir le Château de Chinon.

Ce vendredi fut encore une journée instructive et bien remplie !




SAMEDI 15/07/2005


C'est déjà le dernier jour !
Comme nous sommes sur place, nous irons visiter le château d'Amboise et ensuite, en route pour la capitale, en espérant que l'autoroute ne soit pas trop encombrée en arrivant en Ile-de-France.
Nous verrons bien…

Dans l'immédiat, il y a une visite guidée à 10:15, c'est le moment d'en profiter !

Le château est construit sur un rocher et domine la ville. Mais ce qu'il en reste est bien peu par rapport aux bâtiments existants à son apogée. C'est au 15ème siècle qu'Amboise vivra ses heures les plus fastueuses. Louis XI puis Charles VIII (né et mort à Amboise), ne cessèrent d'agrandir et d'embellir le château.
Pour la petite histoire, rappelons que Charles VIII, qui ne mesurait que 1,52 m trouva le moyen de s'assommer mortellement en se cognant la tête en franchissant une porte ! …qui devait être vraiment très basse !
François Ier y vécut aussi et c'est sous son règne que furent données les fêtes les plus éblouissantes et que Léonard de Vinci fut installé au Clos Lucé, tout proche.
Notons également, que le corps de Léonard de Vinci repose dans la chapelle du châteaux.
Finalement, les fortifications extérieures furent rasées en 1631 par les troupes royales et d'autres démolitions très importantes eurent lieu entre 1806 et 1810.

Aujourd'hui, on visite avant tout la terrasse (qui offre de très belles vues sur la ville), la chapelle Saint-Hubert et le logis royal, seuls endroits rescapés des démolitions.

A l'issue de cette visite et d'un petit tour dans les jardins, nous prenons la route du retour.

Chemin faisant, nous imaginons de nous refaire un dernier petit plaisir gastronomique en repassant à l'auberge Saint-Jacques de Meung-sur-Loire puisque c'est à 2 km d'une sortie d'autoroute.

Ensuite, retour sur Paris, finalement sans difficulté routière.

Ce fut un bien beau voyage… nous attendons le développement des photos avec impatience !



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