Je
vais donc vous parler de la Chine
Mais
quand je dis " la Chine ", il faut que je commence par le début
car en fait, j'ai fait deux voyages.
Le premier en 1999 (les grandes villes de l'Est et la descente du Yang
Tsé) et le second en 2000 (la Route de la soie et la traversée
du désert du Taklamakan), c'est à dire, cette fois-ci, à
l'Ouest de la Chine.
Commençons
donc par le premier voyage. Je vais essayer de rassembler tous mes souvenirs
de 1999, et en même temps, je vais m'aider avec les photos (qui
seront un jour sur le site). J'en avais rapporté un bon millier
Il faudra juste trouver 5 minutes pour les scanner !
En
préambule, je voudrais dire que ce qui va être raconté
ici s'est donc passé il y a 5 ans et que la Chine évolue
à une vitesse faramineuse. Certaines choses peuvent donc avoir
déjà changé.
C'était
un circuit de 3 semaines, ce qui est relativement long pour un voyage
organisé.
Le groupe était composé d'une vingtaine de personnes, avec
lesquelles nous avons gardé des relations depuis tout ce temps.
C'est assez exceptionnel dans les voyages pour être signalé.
*
* *
DIMANCHE 11/07/99
Nous
sommes partis de Roissy II en fin d'après midi, à 17 heures.
En route pour 10 heures de vol, et 8570 km jusqu'à Pékin.
Nous avons survolé les pays suivants :
Allemagne, Danemark, Suède, Lettonie, Estonie, Russie, Mongolie
(désert de Gobi) pour finalement arriver au dessus de la Chine.
Altitude maximum : 10200 mètres
Vitesse de vol maximum : 1011 km/h
Température extérieure en vol : - 50° (brrrr !)
En
fait, comme je le disais en plaisantant : Paris - Pékin, c'est
tout droit ! Un coup de RER direct jusqu'à Roissy + 8570 Km et
on y est !
C'est
très pratique de prendre ce vol de 17h car tout est ainsi très
bien organisé. Lorsque le dîner a été servi,
la nuit tombe et les hôtesses baissent systématiquement les
petits volets sur les hublots, les lumières sont mises en veilleuse
dans l'avion et
tout le monde s'endort jusqu'au survol du désert
de Gobi.
Ce
qui est surprenant, c'est que ce désert n'est pas uniquement de
sable. Il y a également des formations rocheuses que l'on distingue
parfaitement depuis le ciel.
LUNDI
12/07/99
Nous
arrivons finalement à pékin à 7h55 du matin heure
locale chinoise. Cela fait + 6h00 de décalage horaire.
C'est moins moderne qu'à Roissy (nous descendons de l'avion sur
le tarmac) mais l'aérogare n'est pas mal quand même. Mais
il me semble qu'en 2000, cela avais déjà changé.
Première
surprise : je vois de très grands chinois, filles et garçons
nous apprendrons plus tard que c'était une équipe de basket
!
Mais quand même, pour le premier contact, ça fait drôle
surtout pour moi et mes 1,94m !
Nous
faisons connaissance avec notre guide nationale chinoise (Yana) qui a
26 ans à l'époque et qui deviendra ensuite une amie (elle
viendra chez nous à Paris en octobre 99 et nous irons chez elle
à Pékin en 2000 - génial !)
Sous
son " commandement ", nous attaquons directement les premières
visites de Pékin, capitale politique et culturelle.
Le
programme est le suivant :
· Le Temple du Ciel : c'est là où l'Empereur renouvelait
tous les ans sa qualité d'intercesseur entre le ciel et son peuple,
et venait ainsi légitimer son pouvoir.
· La place Tien An Men : c'est à dire de " la paix
céleste ". A l'époque , elle était en pleine
rénovation en vue de la célébration du 50ème
anniversaire de la république chinoise (1er octobre 1949).
· La Cité interdite : ville pourpre qui, par ses nombreux
bâtiments, ses cours et ses jardins, forme le palais impérial.
· La colline " du charbon " : pour son panorama sur la
Cité interdite (par beau temps, évidemment !)
· Dîner : canard laqué !
Malheureusement,
il fait un temps de chien (ou de canard - laqué - !) et nous allons
faire les différents temples et la Cité interdite sous la
pluie (heureusement, nous pourront le refaire l'année suivante
sous un soleil radieux).
Pour
nous rendre sur les lieux des différents sites, éparpillé
dans Pékin, nous traversons la ville en car. C'est un choc.
Ce que je vais dire va peut-être sembler un peu bébête
mais, vue de loin, à la fin des années 90, la Chine s'imaginait
encore avec des vélos dans tous les sens, des pousse-pousses
Erreur fatale ! ! !
Même s'il y en a encore beaucoup (mais aujourd'hui, je crois de
moins en moins), nous nous retrouvons sur des avenues très larges
et sans fin ou sur des voies rapides avec des échangeurs monstrueux
et
beaucoup de voitures !
Et nous traversons ainsi des km et des km de quartiers de HLM peu reluisants,
avec des climatisations extérieures et des balcons surchargés
d'objets les plus hétéroclites (allant du vélo -
quand même ! - à l'inévitable cage à oiseaux,
etc.).
Bizarre impression pour commencer le voyage.
Dans un premier temps, nous nous demandons si nous sommes en voyage d'agrément
ou si nous allons faire un voyage d'étude
sur les cités
HLM !
Toutefois, nous voyons aussi que certains immeubles commerciaux ou de
bureaux sont très modernes et que leur architecture est très
belle pour ce type d'immeuble.
Je veux dire que, si comme chez nous, ils utilisent le verre et l'acier,
le résultat est souvent très original, dans le bon sens
du terme.
Nous constaterons plus tard que les architectes chinois sont très
doués et semblent avoir un sens de l'esthétique très
développé.
En
regardant les photos, je me rend compte que les temples sont très
difficiles à décrire
Le
temple du ciel
se trouve au bout d'une très longue et large allée pavée.
Ce temple est rond et comporte trois toits superposés (un peu comme
trois chapeaux chinois qui seraient l'un au dessus de l'autre) et il est
juché sur une sorte de rotonde comportant elle-même trois
niveaux.
Chaque niveau est bordé d'une balustrade de pierre blanche finement
sculptée.
Ce temple est entouré d'autres bâtiments rectangulaires avec
des toits " pagode " en tuiles laquées. Ces bâtiments
présentent des colonnes laquées en rouge (la couleur du
bonheur en Chine) et décorées de motifs floraux dorés.
Les plafonds de bois sont richement décorés de caissons
peints de motifs turquoise, or et noir.
La
Place Tien an Men. Etant donné qu'elle était
en travaux de restauration, nous n'avons fait que passer devant (c'est
à dire la longer car elle est très grande). Sur le côté,
se trouve le mausolée de Mao.
A l'une des extrémités de cette gigantesque place rectangulaire,
j'ai eu la surprise de voir un Cyber-café ! Internet, l'un des
symboles de la " culture " américaine sur la place de
la capitale du communisme survivant ! Surréaliste !
A l'une des extrémités se trouve l'entrée de la Cité
interdite.
La
Cité interdite.
L'entrée se fait sur un vaste espace clos sur trois côtés
par d'immenses murs de briques rouges. Le mur du fond et troué
de trois ouvertures permettant l'entrée des visiteurs. Et l'on
se retrouve de nouveau sur un vaste espace pavé ; c'est la première
cour d'une multitude que comporte la Cité interdite pour séparer
la innombrables bâtiments.
En fait, cette cité est composée d'un nombre incroyable
de bâtiments, cours, petits ponts, escaliers de pierre sculptée
c'est un véritable labyrinthe de beauté. Nous découvrirons
plus tard que les jardins chinois sont également organisés
ainsi
toutes ces portes et bâtiments à franchir avant
d'arriver dans le suivant étaient destinés à arrêter
les mauvais esprits.
Ici aussi, les toits des temples sont soutenus par des colonnes laquées
de rouge et les plafonds de bois sculptés richement décorés
de couleurs vives et d'or ! Fantastique ! ! !
Et toujours les toits " pagode " et souvent, se trouvent de
petits dragons sculptés sur les corniches.
Après la matinée dans la cité interdite, nous en
ressortons à l'autre bout (nous avons réussi à franchir
tous les obstacles en évitant les mauvais esprits !) et il suffit
de traverser la rue pour attaquer " l'ascension " de la colline
du charbon.
La
Colline du charbon. On grimpe en haut de cette colline couverte
de jardins par des centaines de marches et en haut
un nouveau temple.
De là, s'il fait beau, une vue panoramique sur l'ensemble de la
Cité interdite. Pour nous, nous ne pourrons voir ce spectacle extraordinaire
que l'année suivante car en 1999, Pékin était sous
la pluie et la brume
L'après
midi, installation à l'hôtel et le soir
le dîner
avec le traditionnel canard laqué à la pékinoise
présenté au groupe par un cuisinier chinois hilare. L'un
des hommes du groupe est invité à venir s'essayer à
découper le fameux canard
Les petites serveuses sont écroulées
de rire et leurs yeux encore plus bridés que d'habitude !
MARDI
13/07/99
En
route pour la visite d'une usine de perles.
Pour cela nous recommençons à traverser Pékin en
empruntant des avenues pleines de voitures et bordées de HLM climatisés
C'est
en visitant l'usine de perles que
nous allons comprendre que tous les sites sont accompagnés d'un
" magasin d'Etat " où l'on passe obligatoirement à
l'entrée et à la sortie, avant et après la visite.
En général, ces magasins sont assez gigantesques, avec une
" armée " de vendeuses très souriantes et délicates
(la délicatesse et le charme asiatique).
Ces endroits sont toujours climatisés entre 15° et 20°.
Pour les chinois, la climatisation est un attribut de la modernité
Ceci veut dire que la différence avec la température extérieure
à 40° provoque de fréquents maux de gorge (prévoir
un petit foulard !).
Nous
pénétrons donc dans l'usine de perles. Ici les perles sont
triées et ensuite transformées en bijoux.
Puis
nous repartons pour la visite de La Grande Muraille,
à une centaine de km de Pékin.
Là, c'est également un choc !
On se rend compte en voyant serpenter cette muraille sur les contreforts
des montagnes environnantes que cette construction humaine n'est pas à
l'échelle du même nom.
De temps en temps, il y a une espèce de tour de guet et c'est par
la que l'on accède à la partie haute de ce gigantesque "
chemin de ronde ". Une fois en haut, on a une vue magnifique sur
les montagnes et la muraille qui serpente dessus à perte de vue.
Parfois, la promenade devient plus fatigante car la muraille épouse
la crête de la montagne et il faut donc monter et descendre, grimper
des escaliers, etc.
Ce " chemin de ronde " est bordé de murets crénelés
et de nombreux groupes s'y promènent et nous rencontrons des groupes
d'écoliers chinois
il ont tous une casquette jaune sur la
tête pour que leur instituteur les voit de l'un et ne les perde
pas. Ils sont mignons comme tout et se laissent photographier.
Le
midi, nous découvrons pour la première fois le restaurant
" à la chinoise ". Les tables sont rondes, prévues
pour une dizaine de personnes. Sur la table, un grand plateau tournant
où se trouve de nombreux plats : viandes (buf, poulet, canard,
porc), poissons, de nombreux légumes (choux chinois, etc.), l'inévitable
riz et toujours des soupes. Thé au jasmin à volonté
ou bière chinoise, la fameuse " Tsingtao " (prononcer
" sing tââo "). On en trouve en France dans tous
les restaurants et traiteurs asiatiques.
Don, nous faisons tourner le plateau à qui mieux mieux et chacun
pique dans les plats comme il peut avec ses baguettes
belle partie
de rigolade !
L'après
midi, visite du Tombeau des Ming.
Là aussi, un merveilleux bâtiment avec toit pagode, colonnes
et plafonds à caissons décorés, balustrades de pierre
sculptée, et des dessous de toit très travaillés.
Le tout dans un très beau parc composé de parterres fleuris.
Et en ressortant, nous empruntons la " Voie
des Esprit ". C'est une longue et large allée bordée
au sol de parterres de gazon. Entre chaque parterre prend place une sculpture
humaine de hauteur d'homme puis, ensuite
des sculptures d'animaux
(éléphants, etc.).
De
retour à Pékin, nous voyons enfin autre chose que des voitures
ce sont nos premiers marchands ambulants qui vendent quelques légumes
sur un plateau posé sur un pousse-pousse reconverti.
Le
soir, soirée " Opéra de Pékin
". Très beau spectacle avec de somptueux costumes
et maquillages. Ne parlons pas de la musique
inaudible pour des
européens !
Mais il faut savoir que cette musique composée de sons grinçants
est là pour ponctuer l'action. L'orchestre se trouve non pas dans
une fosse comme chez nous mais sur un côté de la scène.
Après
le spectacle, notre guide Yana nous entraîne dans les rues de Pékin
qui environnent l'hôtel. Nous voyons un attroupement
il s'agit
d'un concert de rue gratuit (une chorale genre " churs de l'armée
russe "). Nous restons dix minutes à écouter et regarder
et pendant ce temps
l'un des membres de notre groupe en " profite
" pour se faire voler ses papiers
ça commence fort pour
lui !
MERCREDI
14/07/99
Le
matin, c'est la fin des visites à Pékin.
Première
visite : le Palais d'été.
Ce palais a été créé par les empereurs Ming
(1368-1644) et Qing (221-206 Av. JC) pour échapper aux chaleurs
estivales de la capitale. Il est situé au bord d'un lac et se compose
d'une longue promenade le long du dit lac et d'autres bâtiments
couverts ou à ciel ouvert (ce sont alors des sortes de cours intérieures).
Cette visite se compose d'une longue promenade sous une sorte de portique
en bois. Comme d'habitue, le plafond est richement décoré
de motifs floraux ou de têtes de dragons . Beaucoup de couleur rouge,
du turquoise et de l'or. Cette promenade longe le lac. Et puis, il y a
donc les " cours intérieures " dont les sols sont en
pierre sculptée. Ces cours se présentent un peu comme un
cloître, avec un déambulatoire en périphérie.
Et puis nous partons naviguer un peu sur le lac en embarquant sur une
très longue barque couverte dont la figure de proue est une énorme
tête de dragon multicolore.
Nous rejoignons ainsi une autre partie du " Palais d'été
". Le lac est traversé par un très long pont de pierre
qui fait un peu penser aux arches du château de Chenonceaux (mais
sans le château au dessus !)
Nous arrivons finalement dans un endroit où se trouvent de grandes
sculptures animalières en bronze.
L'après
midi, nous visitons le Temple des Lamas
et le Temple de Confucius.
Je pense qu'il faudra que je joigne quelques photos car c'est difficilement
descriptible, si ce n'est à reparler des toits " pagode ",
des colonnes et de décorations très colorés sur fond
de rouge. Et toujours les escaliers et les balustrades en pierre blanche
sculptée.
En
fin d'après midi, nous prenons l'avion pour Xian, la ville où
se trouve la fameuse " armée de terre cuite ".
JEUDI
15/07/99
Ville
de Xian.
Le matin , nous allons dans un parc pour voir notre première pagode,
la " Petite pagode de l'oie sauvage ".
Dans ce parc, les chinois pratiquent très tôt le matin des
exercices physiques et des disciplines telles que le QI GONG, le TAI JI
QUAN et le WUSHU, parfois avec des accessoires tels que sabres ou éventails.
Il pratiquent également les danses de salons
à 8 heures
du matin, nous avons été invités à danser
la valse au pied de la pagode !
Un
peu plus tard dans la matinée, visite d'un grand marché
couvert. En fait, il s'agit d'une longue allée couvert par une
verrière et bordée d'échoppes de part et d'autre.
On y trouve de tout : épices, fruits et légumes exotiques
de toutes sortes, poissons, uf de toutes sortes également,
viandes (découpée à la hache !), morceaux de canard
laqué
mais aussi des tortues, serpents, scorpions (pour mettre
dans la soupe !), etc.
Puis
nous retraversons une partie de la ville en car pour nous rendre à
la " grande fouille ", là où se trouve l'armée
de terre cuite. Nous remarquons que les avenues et les croisements sont
tellement vastes que les passages pour piétons sont souvent remplacés
par des passerelles aériennes. Ça ressemble à des
bretelles d'autoroute mais
pour piétons !
La
" Grande fouille - l'armée de terre cuite ".
Il faut tout d'abord imaginer que l'on rentre dans un bâtiment moderne
et couvert que l'on pourrait comparer à un immense gymnase qui
serait très large et très très long.
Et là, on ne peut circuler que sur des passerelles aériennes
(et sous la surveillance rapprochée des gardiens - on ne peut faire
des photos qu'à certains endroits seulement - ) pour voir ce qu'il
y a à voir.
Mais ce n'est pas rien
il faut se représenter un bon millier
de statues de guerriers à l'échelle " 1 ", alignées
les unes derrière les autres en rang serrées, comme prêtres
pour partir batailler
Et il faut voir que chaque visage est différent, etc. etc. C'est
impressionnant, et encore plus lorsque l'on sait que tout cela a été
retrouvé en mille morceaux et recollé !
Le
soir, nous avons droit à un dîner spectacle dans un "
théâtre-restaurant ". Comme toujours, de très
beaux numéros de danse avec des costumes et des maquillages somptueux.
Bien sûr, ça fait un peu " truc pour touristes "
( ! ) mais c'est beau quand même !
Agréable soirée.
VENDREDI
16/07/99
Nous
nous réveillons dans une Xian un peu noyée la brume et la
pollution, ce qui est souvent le cas en chine
l'atmosphère
est jaunâtre
Depuis la fenêtre de la chambre de l'hôtel, nous voyons des
constructions à perte de vue et, de temps en temps, un gratte ciel
au milieu de tout ça
vive le béton !
Et dans la rue, beaucoup de chinois qui partent travailler en vélo.
Les larges avenues ont des contre-allées également très
bien dimensionnées pour accueillir les nombreux cyclistes.
Puis,
nous allons visiter la Grande pagode de Xian.
Je pourrais faire encore une fois la même description d'un parc
avec des bâtiments décorées, etc.
Mais cette fois, il y a un élément supplémentaire
: ce sont comme de mini temples en bois (disons de la grandeur d'un buffet
de cuisine) ou de petits bac métalliques montés sur pieds
(comme une petite table qui aurait des rebords) où les chinois
font brûler des bâtons d'encens.
Tout ça se trouve dans les espaces extérieurs devant les
temples.
Le
midi : repas traditionnel de raviolis chinois.
Dans un restaurant un peu plus " huppé " que d'habitude,
nous sommes invités à nous mettre à table par petits
groupes de 3 à 5 dans de petits salons particuliers.
Les murs sont recouverts de bois sculpté et au milieux de la pièce,
se dresse une grande table ronde couverte d'une nappe blanche.
Sur la table, une plateau tournant en bois foncé et une grosse
marmite métallique posée sur un feu (un peu comme pour une
fondue) et fermée par un couvercle doré et sculpté.
A l'intérieur
un bouillon avec des légumes.
Sont déjà sur la table des légumes découpés,
des sauces et des bols.
Puis, les serveurs arrivent avec les paniers de bambou contenant les raviolis.
Contrairement à ce que l'on peut trouver en France où les
" raviolis chinois " ont presque tours la même forme ;
ici, ils sont très travaillés et présentent les formes
et des couleurs très originales (je me souvient qu'il y en avait
même en forme de petite grenouille !). Mais cela peut-être
comme des fleurs ou autre chose encore
c'est très joli et
très bon.
L'après-midi,
nous découvrons la mosquée et le quartier musulman de Xian
: beaucoup de petits artisans qui travaillent directement sur le trottoir
devant leur échoppe. Egalement, de nombreux marchands de soupe
(dans le vrai sens du terme) vendus directement sur le trottoir.
Puis,
nous prenons l'avion pour mégapole de Chonqing qui se trouve dans
les terres, à environ à 1000 km de la côte Est. Je
dis " mégapole " car cette ville, en 1999, comportait
déjà 30 millions d'habitants (la moitié de la France
!) avec ses banlieues.
Cette ville se trouve sur le Yang-Tsé, ce qui explique sa population
incroyable. En effet, beaucoup d'ouvriers travaillant sur le chantier
du grand barrage sont venus s'installer ici.
Le soir, au restaurant, nous avons vu pour la première fois de
" l'alcool de serpent ". Il s'agit d'alcool de riz (dans un
grand bocal en verre) dans lequel est immergé un serpent (mort,
évidemment !). Ça fait bizarre !
SAMEDI
17/07/99
Le
matin, nous visitons le site bouddhique de Dazu
qui se compose en fait de deux grands ensembles : la " Colline du
précieux Ding " et la " Colline du Nord "
Ces deux collines se trouvent dans une forêt exotique épaisse.
La visite consiste à se promener sur une allée aménagée
au flan des collines pour admirer d'impressionnantes statues et des bas
reliefs sculptés directement dans la roche qui représentent
des personnages de toutes sortes. Il y a entre autre d'énormes
têtes de Bouddha et des dragons
certainement plusieurs centaines
de sculptures. Certaines d'entre elles laissent encore voir des traces
de peinture, principalement dans les tons ocre rouge et turquoise.
Dans
la région de Dazu, nous avons pu voir de très beaux paysages
traditionnels de rizières.
Et dans la ville elle-même, également des scènes de
rue authentiques avec les marchands ambulants, les petits restaurants
de rue qui préparent des raviolis vapeurs ou des soupes, les artisans
qui s'installent directement sur le trottoir pour réparer les vélos,
et les habitants qui circulent avec de grands paniers à balancier
posés sur les épaules.
Nous
revenons à Chongqing pour embarquer sur le bateau " de croisière
" avec lequel nous allons descendre le Yang-Tsé pendant deux
jours.
Nous
passons une première nuit sur le bateau mais à quai. Le
départ aura lieu le lendemain matin.
DIMANCHE
18/07/99
La
descente du Yang-Tsé.
La brume jaunâtre de la mousson enveloppe le port et la ville de
Chonqing. Tout est plus ou moins ocre, l'atmosphère et surtout
le fleuve.
Le bateau s'ébranle (nous voici partis pour 600 km de navigation)
et très vite, nous prenons la dimension du Yang-Tsé. C'est
un fleuve assez tumultueux, qui charrie diverses choses et parfois, on
peut voir passer des animaux morts, emportés par le courant.
Le capitaine doit faire très attention car le fleuve peut être
assez dangereux sur certains passages.
Nous croisons ou dépassons d'autre embarcations, certaines transportent
du minerai, d'autres sont de simples barques de pêcheurs. Et parfois,
il s'agit aussi d'un autre bateau de croisière.
Je précise qu'ici, le " bateau de croisière "
n'a rien à voir avec les ferry luxueux que nous voyons dans les
ports européens. Ces bateaux sont plus rudimentaires et beaucoup
moins gros.
Sur certains, les cuisines sont à l'arrière et les cuisiniers
se débarrassent des déchets directement dans le fleuve
De temps en temps, nous passons sous de grands ponts suspendus qui enjambent
le fleuve.
Notre
première escale sera pour la ville de Fengdu,
la ville " des démons ".
Le
débarcadère se trouve à 20 ou 30mètres de
la rive et nous devons emprunter une passerelle rudimentaire en planches,
prennant elle-même appui sur une dizaines de petites barges.
De chaque côté de ce " chemin " sont tendus de
petits filets destinés à rattraper celui qui mettrait un
pied de travers.
A l'issue de cette passerelle, il n'y a pas de quai et nous arrivons directement
dans une rue (qui termine donc sa course dans le fleuve) qui monte vers
le centre ville.
Ici, il y a beaucoup de mendiants et d'infirmes. Le spectacle n'est pas
très réjouissant.
Et puis, il faut finalement prendre un télésiège
qui surplombe la forêt pour atteindre le temple bouddhique de Fengdu.
Ce temple est noyé dans la verdure et les fleurs. Il y a également
des ponts de pierre pour passer d'une partie à une autre.
Dans l'enceinte du temple, nous assistons à une démonstration
de calligraphie chinoise.
Mais la particularité de cet endroit est de présenter de
grandes statues de démons, peintes dans des couleurs vives
c'est très kitch !
Egalement, des vitrines avec des représentations très réalistes
(à l'aide de figurines) des " supplices chinois ". Cela
fait un peu " cabinet des curiosités ".
Tout ceci explique le surnom " ville des démons " de
Fengdu.
Et pour terminer, du haut de la colline, nous avons une vue panoramique
sur la ville et le Yang-Tsé.
Nous
reprenons la croisière et je précise qu'à partir
de maintenant, le Yang-Tsé va couler dans un paysage montagneux.
Nous en profitons particulièrement dès ce premier soir avec
un très beau couché de soleil sur le fleuve et les montagnes.
L'ensemble est très majestueux.
LUNDI
19/07/99
Poursuite
de la croisière.
A l'époque, le grand barrage destiné à contenir les
inondations et fournir l'énergie nécessaire à un
quart de la Chine était donc en construction. Sur les berges montagneuses,
nous voyons régulièrement d'immenses pancartes qui indiquent
la hauteur (175 mètres) à laquelle sera le niveau du fleuve
lorsque le barrage sera terminé.
Ceci veut dire que de nombreux sites auront été noyés,
ainsi que des villages entiers et même des villes.
Certains temples, les plus importants, seront démontés et
déplacés mais nombres d'entre eux seront engloutis. Pour
ce qui est des villes, cela veut dire que plusieurs millions de personnes
(c'est à l'échelle de la Chine !) seront également
déplacées. Dans ce but, des villes modernes sont construites
plus en hauteur en vue de ces migrations de population.
Aujourd'hui,
la largeur du fleuve va se rétrécir et le paysage va devenir
plus encaissé. Nous allons naviguer dans trois gorges ; successivement
les gorges de " Qutang " (8km de long
seulement mais la plus impressionnante), de " Wuxia " (44 km
de long) et de " Xiling " (76 km de long).
Dans
la première gorge, les rives étant très escarpé,
les chinois ont aménagé des culture en étage.
Avant
d'aborder la seconde grande gorge, nous débarquons à Wushan
pour faire une navigation " aller-retour " sur une la rivière
Daning, qui se jète dans le yang-Tsé.
Nous prenons donc une plus petite embarcation pour une magnifique promenade
sur la rivière Daning, dans les " trois petites gorges ".
Ici, la rivière est calme, les rives sont des montagnes plus ou
moins escarpées, parfois avec des trouées plus plates, et
couvertes de végétation. L'ambiance générale
est ocre jaune (pour l'eau) et verte (pour les berges). De temps en temps,
nous croisons de petites embarcations de pêcheurs ou voyons de petits
villages bâtis au milieux d'une végétation luxuriante.
A un autre moment, une longue passerelle, très légère,
enjambe la rivière. Des chinoises avec des ombrelles (pour se protéger
du soleil) circulent dessus. Et tout ceci se superpose à un paysage
de montagnes sur plusieurs plans (les plus éloignées se
perdant dans la brume. Très joli..
Vers midi, nous débarquons pour pique niquer sur une petite grève
de galets, au pied de la montagne.
Et ensuite, nous refaisons le chemin dans l'autre sens pour rejoindre
le Yang-Tsé et reprendre la croisière principale dans un
environnement toujours aussi majestueux.
Le
soir, nous stoppons non loin de la ville de Yichang, site du futur grand
barrage.
Nous passerons encore cette nuit à bord mais comme c'est la dernière
soirée, le capitaine nous accueille pour un dîner de gala
en sa présence.
MARDI
20/07/99
Le
matin, nous laissons le capitaine et son bateau pour reprendre le car.
Nous nous rendons sur le site du futur grand
barrage, déjà en construction de puis plusieurs
années. A cet endroit, le fleuve est particulièrement fort
et tumultueux, d'autant plus qu'il y a eu de grandes inondations peu de
temps avant.
Puis,
nous visitons le musée de Jingsha
( Jingsha est la compression des noms de deux villes : Shashi et Jingzhou)
dans lequel nous assistons à un petit concert réalisé
avec des instruments traditionnels et surtout, nous voyons la dépouille
momifiée d'un sous-préfet datant de - 167 av. JC.
Ensuite,
visite du " Jardin des stèles
", qui se compose de multiples petites constructions abritant chacune
une stèle. Chaque petit bâtiment est carré et ouvert
(une colonne à chaque coin et un toit " pagode ") ; cela
ressemble à un petit kiosque à musique.
MERCREDI
21/07/99
Nous
partons en car vers la ville de Wuhan
et empruntons l'autoroute.
Quelle surprise de constater que l'entretien de cette voie n'est pas réalisée
avec des machines mais par de vrais cantonniers " à l'ancienne
" armés de longs balais, comme nous en voyions jadis dans
nos villes et villages. Il y en a un tous les km
s'ils doivent nettoyer
ainsi toute l'autoroute, ils n'ont pas fini
En
chemin, à nouveau de beaux paysages de rizières.
A
l'arrivée à Wuhan, nous passons sous une grande publicité
pour Citroën.
Ici, nous retrouvons le yang-Tsé pour constater que son niveau
est très haut : les arbres qui se trouvent sur les berges sont
inondés à mi-hauteur.
Dans
cette ville, nous visitons successivement :
· un monastère bouddhique composé de nombreux bâtiments
dont les portes sont de bois sculpté vernis ou laqué rouge,
· Le " Jardin des bonzaïs " qui, comme son nom l'indique,
présente une multitude de bonzaïs de toutes sortes, tous plus
beaux et extraordinaires les uns que les autres,
· Le musée provincial de Hubei dont la pièce maîtresse
est un très beau carillon composé d'environ une petite centaines
de cloches en fonte.
· Une fabrique de tapis avec des métiers à tisser
à l'ancienne.
Nous
traversons ensuite à pied les vieux quartiers de Wuhan et découvrons
les balcons " à la chinoise ", c'est à dire encombrés
de touts sortes de choses allant du bonzaï, en passant par le vélo,
la cage à oiseaux, la climatisation extérieure, de multiples
bassines, etc. etc.
Au gré de la promenade, nous voyons aussi des chinois installés
directement sur le trottoir en train de jouer aux dames ou à des
jeux chinois.
Et
le soir à l'hôtel, j'ouvre la télé et je vois
Julien Lepers sur TV 5 Asie !
JEUDI
22/07/99
En
début de matinée, envol pour Nankin,
l'ancienne capitale du Sud.
Nous passons dans la ville en car et voyons des immeubles en ravalement
avec des échafaudages construits exclusivement en bambou.
Puis nous visitons l'observatoire. Dans les cours sont installés
des instruments de mesure anciens en bronze. On peut voir par exemple
un énorme globe terrestre et une sphère indiquant les coordonnées
des étoiles, et un autre instrument indiquant les jours de l'année
solaire.
Ensuite,
en route pour le mausolée de Sun Yat Sen
(président de la République vers 1912).
Pour l'atteindre, il faut commencer par emprunter une large et très
longue allée bordée d'arbres, puis nous arrivons au pied
d'un escalier monumental. Le mausolée, un bâtiment assez
imposant, se trouve tout en haut de l'escalier de 389 marches.
Tout cet ensemble constitue une belle promenade, prisée des chinois.
Beaucoup se font photographier en famille sur le marches, toujours avec
leurs ombrelles anti-soleil.
Et justement, une famille, surprise par ma taille et aussi par la couleur
rousse des cheveux de ma femme, veulent absolument nous prendre en photo
c'est l'arroseur arrosé !
Lorsque l'on arrive en haut de l'escalier, c'est un vaste panorama qui
s'étale à nos pieds : la perspective sur les 389 marches
et la logue allée qui se perd dans les arbres. Et l'on balaie du
regard toute la région de Nankin en toile de fond.
Nous
empruntons ensuite la Voie sacrée de Nankin,
également une longue allée avec des parterres comme dans
un parc, et bordée de statues d'animaux en pierre, grandeur nature.
Puis
retour dans la ville où nous retrouvons l'ambiance habituelle avec
les marchandes de soupe et de ravioli vapeur au coin des rue, les sac
d'épice ou de légumes sec, les poissons séchés,
etc.
Notre
fin d'après midi se passera dans le très grand parc de nankin,
situé à proximité de l'hôtel. Nous y verrons
des lacs couverts de lotus avec leurs belles fleurs roses.
VENDREDI
23/07/99
Le
matin , nous visitons la vieille ville de Nankin,
très pittoresque avec ses ponts de pierre blanche sculptée
qui enjambent des canaux. Ces petits ponts sont décorés
de lampions rouge et or accrochés en hauteur au dessus des parapets.
Et bien sur, tous les bâtiments ont des toits " pagode "
du plus bel effet.
Puis nous arrivons au marché où l'on trouve de tous, depuis
les fleurs, en passant par les oiseaux ou les poisons séchés
Le clou de matinée est la visite d'une clinique de médecine
traditionnelle chinoise où chaque membre du groupe aura droit à
une consultation gratuite.
Le but étant évidemment de nous vendre des potions "
miracle " maison. Il y en a dix en tout, chacune destinée
à traiter une affection particulière :
· Potion 1 : pour le cur et le cerveau,
· Potion 2 : pour le foie et le sang,
· Potion 3 : pour l'estomac,
· Potion 4 : pour les reins,
· Potion 5 : pour l'équilibre interne du corps
· Potion 6 : pour les vertige,
· Potion 7 : pour les rhumatismes,
· Potion 8 : Yin-Yang pour la santé et l'énergie,
· Potion 9 : pour l'obésité,
· Potion 10 : pour la vitalité.
Chacune de ces potions est composée de 10 à 15 herbes et
ingrédients naturels.
Chaque
membre du groupe s'installe donc à une petite table particulière
avec un médecin qui regarde la langue, le blanc des yeux et prend
le battement du cur
puis détermine que l'on a mal au
foie ou au dos et prescrit l'une des potions ci-dessous.
Si
on le souhaite, il n'y a plus qu'à se diriger vers le comptoir
de vente qui ressemble à une pharmacie à l'ancienne, avec
des dizaines de tiroirs en bois vernis. Et là, un chinois et une
chinoise s'affairent sans relâche pour préparer les paquets.
L'après-midi,
nous affrontons une pluie sub-tropicale
ça dure dix minutes
avec d'énormes gouttes et ça sèche aussi vite. Nous
nous réfugions dans un " salon de thé " pour déguster
un bon thé au jasmin.
Et
nous voici repartis pour de nouvelles aventures
nous allons prendre
le train pour nous rendre à Suzhou (3h10 de trajet).
Ici, il vaut mieux être en groupe accompagné pour prendre
la train, et ceci pour au moins deux raisons :
Si l'on est un étranger isolé, les chinois sont très
capable de vendre des billets non valides car
ils sont très
commerçants ! Et ensuite
allez vous expliquer !
De plus, il est évidemment impossible de lire les noms des gares
et indications diverses
En
Chine, la première classe est dite " classe molle ",
ce qui signifie que les sièges sont rembourrés et donc plus
confortable que dans les autres classes.
En attendant le train, les voyageurs ne se cassent pas la tête et
traversent les voies au milieu de la gare
Le train pénètre arrive finalement : une grosse motrice
diesel rouge et des wagons vert foncé avec une ligne jaune en ceinture
de caisse, et au dessus des vitres.
A l'intérieur des wagons " classe molle ", le confort
est similaire à nos anciens trains (avant les trains Corail) mais
ce n'est pas mal.
SAMEDI
24/07/99
Nous
voici à Suzhou, la ville des jardins.
Ici aussi en traversant la ville, nous voyons beaucoup d'échafaudages
construits uniquement en bambou. Apparemment, c'est solide !
Comment décrire ces jardins ?
Il y a toujours de l'eau (petit lac ou canaux), donc de petits ponts.
Beaucoup de verdure et de fleurs, très souvent des fleurs de lotus
et parfois des bonzaïs.
On y trouve aussi de nombreux bâtiments, souvent sur pilotis, avec
de cours et des pièces ouvertes sur le jardin. Ces constructions
sont souvent en bois foncé genre " bois exotique " et
sculptés, particulièrement les ouvertures (portes à
battants et entourages de fenêtres). Je dis fenêtre par facilité
mais en fait, le plus souvent, ce sont des ouvertures sans vitre.
Dans
cette ville, nous visitons également le " Temple
du Nord " et sa pagode de neuf étages 80 mètres
de hauteur). Depuis le sommet, nous avons une vue panoramique sur Suzhou.
Et
pour terminer, découverte d'une fabrique
de soie, la grande spécialité de la Chine.
C'est un atelier surchauffé avec quelques petites fenêtres.
La température extérieure devant avoisiner les 42°,
c'est dire qu'il fait moite à l'intérieur avec les machines
à filer.
On commence par nous montrer la culture des vers à soie qui vivent
paisiblement leur vie dans des paniers d'osier en gambadant sur les feuilles
de mûrier qui sont leur repas favori.
Dans une autre pièce, des ouvrières trient les cocons et
tout cela est finalement transformé en fil et la soie extraite
est mise à sécher au soleil dans la cours.
Avant de ressortir, nous passons dans une grande pièce pour assister
à un défilé de mode où son présentées
des robes longues confectionnées avec la soie de la fabrique.
Les chinois adorent les défilés de mode.
En
fin d'après midi, nous reprenons en direction de Shanghai
(1h20 de trajet).
Shanghai, la mégapole de tous les délires, vitrine de la
Chine convertie à l'économie de marché.
Se côtoient là les vieux quartiers insalubres et les immeubles
les plus modernes ; de gigantesques voies rapides avec des " échangeurs
" multiples, et aussi le " Bund ",
la promenade par excellence, qui longe l'embouchure du Yang-Tsé
et qui est bordée par les immeubles coloniaux du 19ème siècle.
Le
soir, après le dîner, nous ferons une promenade nocturne.
Nous commençons par un quartier qui s'appelle la
" Nouvelle vieille ville " qui présente des
bâtiments de style ancien et traditionnel (beaucoup de bois sculpté
et toits de style " pagode ") mais en très bon état
car rénovés ou peut-être même reconstruits.
C'est en fait un quartier commerçant avec des restaurants de rue
très sympathiques.
Touts les bâtiments sont éclairés et des guirlandes
lumineuses (comme nous le faisons ici à Noël) épousent
la forme particulière des toits avec leurs coins qui remontent.
Tout cela est un peu kitch mais très joli tout de même !
Et
nous voici sur le " Bund " !
Il faut imaginer un large avenue qui suit les légères courbures
de l'embouchure du Yang-Tsé.
D'un côté de l'avenue se trouve la suite ininterrompue des
immeubles coloniaux (style Haussmann ou anglais) qui, le soir sont très
éclairés. L'ensemble est d'un bel effet.
De l'autre côté de l'avenue, une large promenade (à
peu près de la dimension d'un trottoir sur les Champs-Elysées)
sur laquelle nous nous trouvons. Il y a beaucoup de monde en promenade,
des familles, des touristes, des smoureux, des marchands de glace
Et cette promenade longe elle-même le Yang-Tsé.
Et de l'autre côté du Yang-Tsé, on peut voir le
nouveau quartier de " Pudong ", là où
se trouve la tour de la télévision et tous les grattes-ciel
de ce nouveau temple des affaires.
DIMANCHE
25/07/99
Visite
de Shanghai.
C'est le plus grand port de Chine et l'une des villes les plus peuplées
du pays avec 17 millions d'habitants en 1999.
Ce qu'il ne faut vraiment pas manqué ici, c'est le musée.
Cet établissement est très moderne, sur plusieurs étages.
Mais surtout, il propose des collections absolument fabuleuses.
Nous l'avons fait en une demie journée mais pour bien faire, il
faudrait plus plusieurs jours
Les
diverses collections sont les suivantes :
·
Peintures chinoises avec des thèmes traditionnels (montagnes, oiseaux
)
· Les bronze (objets datant souvent du 11ème au 13ème
siècle avant JC !). il y a beaucoup de vases ou de récipients
pour la cuisine ou la conservation des aliments. Ces objets sont de toute
beauté, inoubliables.
· Les objets en jade.
· Les objets et vêtements de minorités.
· Les pièces de monnaie.
· Les sceaux.
· Les sculptures (principalement des bouddhas).
· La calligraphie.
· Les meubles datant des dynasties Ming et Qing.
· Les céramiques et la technique du céladon.
Ensuite,
nous retournons faire un tour sur le Bund et partons visiter Pudong.
C'est donc la zone économique de shanghai. De larges avenues et
de très beaux grattes-ciel de verre et d'acier. L'architecture
chinoise moderne est assez bien réussi et l'on trouve même
des zones arborées qui se reflètent dans les façades.
Ce n'est pas laid.
L'après
midi, nous faisons un tour dans la vieille ville où l'on trouve
de nombreux petits commerces en tout genre (réparateurs de vélo,
marchand de chaussures, étoffes, restaurants de rue, marchands
d'oiseaux, etc.) ainsi que des sceaux
pour cracher.
Le
soir, spectacle au cirque de Shanghai : beaucoup d'acrobates et d'équilibristes
les chinois sont spécialistes.
LUNDI
26/07/99
Suite
des visites de Shanghai.
Visite du temple du " Bouddha de jade ",
édifié sous la dynastie Qing pour y abriter les statues
de deux Bouddha de marbre vert.
Comme à l'accoutumée, ce temple est constitué de
bâtiments de bois foncé aux ouvertures très sculptées.
Et dans les cours entre les édifices se trouvent des brûloirs
à encens, certains produisant des flammes de 1 mètre de
hauteur. De nombreuses personnes sont en prière dans les cours.
Elles se tiennent debout, tenant un bâton d'encens entre leurs mains,
les bras tendus devant elles à hauteur de la tête.
A l'intérieur du temple, se trouvent de nombreux tabourets de prière.
Ils sont bas (une trentaine de centimètres de haut), carrés
et recouverts d'une housse de soie rouge brodée de motifs floraux
sue le siège.
Nous avons l'opportunité de voir de jeunes bonzes en cérémonie
pour hommage rendu à un défunt. Ils sont tous habillés
de robes jaune safran.
Nous en reverrons plus loin dans un autre temple, le "
Temple de Longhua ".
Pour
finir les visites de shanghai, nous nous rendons dans une fabrique de
" papier découpé " ou une jeune chinoise va nous
confectionner un coq gaulois fin comme de la dentelle en dix coups de
ciseaux dans papier préalablement plié de façon adéquate.
C'est impressionnant de dextérité.
En
fin d'après midi, envol vers la ville de Guilin.
Cette
ville est fameuse pour son étrange relief karstique où les
montagnes en forme de pain de sucre se reflètent dans les lacs
et les rivières. Les paysages sont souvent perdus dans des brumes
bleutées et cela ressemble un peu à la baie d'Along au Vietnam.
La
spécialité du pays est la "
pêche au cormoran ". c'est donc ce que nous allons
expérimenter.
Nous partons donc de nuit sur des embarcation à constituées
de longues pièces de bois (comme des troncs d'arbre pas trop gros),
à mis chemin entre une pirogue et un radeau.
A l'extrémité de cette embarcation se trouvent deux lanternes
qui éclairent la surface de l'eau noire. Le pêcheur, quant
à lui, gère au mieux la marche du " bateau " et
le caractère de ses cormorans.
Il tient un long bâton sur ses bras croisés et les oiseaux,
un à chaque bout du bâton, sont chargés d'aller chercher
les poissons repérés dans l'eau.
MARDI
27/07/99
Aujourd'hui,
c'est la promenade en bateau sur la rivière
" Li " pour découvrir le relief très
particulier de la région.
Nous avons beaucoup de chance car, exceptionnellement, le paysage n'est
pas noyé dans la brume. Nous pouvons donc admirer les fameuses
montagnes en pain de sucre qu longent la rivière.
Le cour d'eau est très calme et sa couleur va du bleu turquoise
au vert amande.
Les petites montagnes sont recouvertes d'une végétation
continue mais relativement rase et les berges offrent de belles grèves
blondes.
L'ensemble fait rêver.
De temps à autre, nous croisons des pêcheurs sur de frêles
embarcations et apercevons aussi des animaux à l'abreuvoir dans
la rivière.
Ce qui est très beau, c'est la succession des plans de montagnes.
Dans
l'après midi, revenus à Guilin, nous montons au sommet de
la " Colline aux couleurs accumulées
" qui offre une belle vue sur la ville, la rivière
Li et le relief en pains de sucre.
De
retour au pied de la colline, nous sommes invités à la
cérémonie du thé. C'est à dire
à la préparation d'un thé au jasmin dans toutes les
règles de l'art qui exigent de multiples manipulations avec les
petits bols (ce ne sont pas des tasses) et la théière.
De jolies hôtesses en costume traditionnel de la région se
livrent à ce cérémonial.
Les costumes sont à dominante rose, bordés de décorations
rouge et or. Les jeunes femmes portent une sorte de toque rouge avec un
peu de fourrure sur le dessus.
Pour
en terminer avec Guilin, nous avons droit à une autre spécialité
du pays : le massage des pieds. Nous
sommes installés dans de confortables fauteuils, les pieds trempant
dans une bassine pour les décontracter puis les laver..
Et ensuite, le massage
crise de rire assuré pour les chatouilleux.
Après
cette expérience unique, nous partons à l'aéroport
(moderne) et prenons l'avion pour Canton.
MERCREDI
28/07/99
Visite
de Canton.
Le matin, vue de la fenêtre de la chambre (vers le 25ème
étage ?), nous découvrons les grattes-ciel de canton noyés
dans la brume grise et jaune de la mousson.
On a un impression de pollution mais avec le soleil qui commence à
filtrer à travers la brume, c'est un spectacle assez étrange,
fantomatique.
Nous
commençons les visites par le marché
de canton. Ici, une nouvelle fois, on trouve absolument de
tout
et même ce que l'on ne voit pas en France.
Commençons par les scorpions (choisis avec délicatesse dans
de grandes bassines par les ménagères chinoise
pour
agrémenter la soupe !), les tortues, les lézards séchès
(le ventre a été ouvert, vidé et étalé
de chaque côté de la colonne vertébrale : une fois
séché, le lézard ressemble à un petit cerf-volant
!), les hippocampes (également séchés), idem pour
les canards et les poissons.
Mais ont trouve également des étals de poisson cru, ainsi
que des abats suspendus sur des cordes
beurk ! ! !
Et bien sûr, il y a des légumes sec et exotiques de toutes
sortes, des fruits, etc.
A cantons, les habitant ont coutume de dire que, mis à part les
pieds de la table
tout se mange !
L'après
midi, encore un petit temple-musé et une pagode au programme et
le soir, le dîner de gala.
En effet, en 1999, Hong-Kong, notre prochaine et dernière étape
étaient encore anglaise et Yana, notre guide chinoise ne pouvait
pas s'y rendre.
Nous prenons donc le dernier repas avec elle autour d'un magnifique cochon
de lait laqué.
Les cuisiniers lui ont mis deux petites ampoules lumineuses rose et clignotantes
à la place de yeux
C'est super ! ! !
JEUDI
29/07/99
Le
matin, nous allons prendre un hydroglisseur pour nous rendre de Canton
à Honk-Kong.
Juste avent le départ, nous faisons une photo souvenir du groupe
avec Yana
elle pleure.
La traversée va durer 2h30 pour rejoindre Hong-Kong.
Une
fois arrivés, nous visitons le port (nommé port
d'Aberdeen, comme la ville écossaise) à bord
de sampans (longues barques couvertes.) Au ras de l'eau, nous nous frayons
un chemin entre toutes les embarcations et découvrons, sur les
quais, les champs de grattes-ciel de Hong-kong. On ne peut pas dire que
ces immeubles d'habitations soient beaux mais cette concentration est
quand même impressionnante.
Nous passons également devant un restaurant flottant (le "
Jumbo ") dans lequel James Bond 007 aurait réussi à
échapper aux méchants qui voulaient sa peau
Ensuite,
nous nous rendons dans un autre quartier pour voir LA PLAGE de Hong-Kong
" Repulse bay ".
Elle n'est pas très importante mais ouvre le regard sur un très
beau paysage montagneux qui sort de la mer.
Puis,
nous allons monter au sommet du Pic Victoria,
qui surplombe la ville.
C'est de là que l'on prend la mesure de Hong-Kong et de la beauté
du site. Bien sûr, c'est un champs de grattes-ciel, tel que peut
l'être New-York, où l'on voit des voies rapides qui semblent
s'engouffrer au milieu des constructions sans jamais en ressortir
mais,
par dessus tout ça, il y a la baie qui est de toute beauté.
Et il faut reconnaître que tout cet ensemble est magique.
Le
soir, tous ces grattes-ciel s'illuminent
c'est un très beau
spectacle, surtout si l'on monte en haut d'une tour pour l'admirer.
VENDREDI
30/07/99
C'est
notre dernier jour.
Journée libre à Hong-Kong. Pour ce qui est des magasins,
cela ne vaut pas la peine car on risque surtout de se faire avoir
Nous décidons de visiter le centre d'affaire
de Kowloon pour voir de près ces fameux grattes-ciel.
En fait, il sont beaux. Verre et acier, bien sûr, mais souvent avec
de belles couleurs
bleu, or, noir
le tout très luxueux.
Le
soir, dernier dîner rapide en indépendants chez un "
traiteur chinois " avant de partir pour l'aéroport pour le
vol de nuit.
L'aéroport
de Hong-Kong est gigantesque et ultra moderne et je crois qu'il a encore
été étendu de puis cette époque.
SAMEDI
31/07/99
Nous
arrivons à Roisy II à 6h35 du matin (heure française)
après 9637 km de vol et à la tête de 36 pellicules
photographiques, soit 1296 photos ! ! !
Programme
de la journée : DOR-MIIIR ! ! !
EN
CONCLUSION, LA CHINE C'EST :
La
" tranquillité ", la " longévité ",
la plénitude intérieure, la superstition, la vie considérée
comme un art subtil et une totalité, la douceur, l'extrême
féminité, des minorités (8% de la population), des
travaux titanesques, une nourriture excellente, une très grande
civilisation, une population accueillante, des commerçants hors
pair, une médecine préventive, des paysages majestueux
Plein de choses à découvrir ! ! !
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